Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan, Kazakhstan, Turkménistan, Turkestan chinois… autant de contrées d’Asie centrale si semblables et si différentes à la fois où je ne cesse de retourner. Je suis tombée amoureuse de cette région ignorée du reste du monde, notamment grâce à la lumière crépusculaire, souvent magique, qui y règne le soir et ne cesse de me fasciner.
Ces photos ne sont pas des photos de reportage. Ce sont mes photos personnelles, prises à la tombée du jour. A travers elles j’ai tenté de capter cette ambiance entre chien et loup qui m’envoûte tant.
Oqshom signifie soir. Plus exactement, c’est le soir à l’heure des premières lumières. Le soir blanc (oq), le moment de la journée où les gens se pressent pour rentrer. C’est l’heure à laquelle on achète les nans encore chauds de la dernière fournée, livrés dans des landaus.
L’heure à laquelle on croise partout des ombres, fantômes sur le bord des routes.
L’heure à laquelle grouille la vie dans la pénombre quand la fumée des shashliks envahit les rues. Quand gaité et préoccupations se mêlent.
C’est l’heure de la vie. La vie malgré tout…
Sylvie Lasserre